25.7.11

Vacances !



L'UFFEJ sera fermée du 1er au 29 août.
Passez un bel été !


0 de Conduite en ligne




Nous vous en parlions en mars, nous avons numérisé les numéros et les avons rendu accessibles en ligne. La consultation de ces numéros est gratuite, mais vous ne pouvez ni les télécharger ni les imprimer.
Si vous désirez un exemplaire, ou vous abonner, n'hésitez pas à nous contacter ou à nous envoyer le formulaire de commande.

Pour connaître les contenus de chaque numéro, rendez-vous sur le site de l'UFFEJ, à la rubrique 0 de Conduite. Les sommaires de chaque numéro y sont répertoriés dans la sous-rubrique "Anciens numéros".


20.7.11

Le numéro 77 de la revue 0 de Conduite sort à la fin du mois !

Au sommaire de ce numéro :


EDITO
« Médiation : mot chewing-gum ? », par Jean-Jacques Mitterrand

LIVRE
« Sans la télé », par Anne-Sophie Zuber

DOSSIER : IRAN : Retour sur quelques films anciens d’importance et plongée sur des découvertes récentes
Présentation, par Jean Rabinovici
À CONSULTER SUR LE BLOG
L'appel à la pétition "Liberté pour Mahnaz Mohammadi"
Le numéro 1 de la revue 0 de Conduite cité dans le chapeau d'introduction de Jean Rabinovici
L'entretien filmé du réalisateur et spécialiste du cinéma iranien Mamad Haghighat réalisé par l'UFFEJ (à venir)
« Ahmad, Bashu, mes amis », par Anne-Sophie Zuber
« Bashu, le petit étranger : un film de propagande ? », par Gabriel Carat
« Où est la maison de mon ami ? ou le premier choc esthétique », par Perrine Boutin
« Action ! A propos de La Clé d’Ebrahim Forouzesh (1986), Où est la maison de mon ami ? d’Abbas Kiarostami (1987) et Le Cycliste de Mohsen Makhmalbaf (1987), par Vincent Denorme
« Les Chants du pays de ma mère de Bahman Gobadhi », par Marceau Aidan
« Deux Anges de Mamad Haghighat », par Marceau Aidan
« The Hunter », par Odette Mitterrand
« Une séparation », par Jean-Jacques Mitterrand
« Le cinéma iranien à Cannes, une souffle dans la tourmente », par Arnaud Vigneron

FESTIVAL
« Pessac : Les Toiles Filantes - Un thème : en avant la musique ! », par Fernand Estèves
« Le Fusil de Lala - Le compagnon d’une vie », par Odette Mitterrand
À CONSULTER SUR LE BLOG
L'avis de Fernand Estèves sur le film "Le Fusil de Lala" visionné aux Toiles Filantes.

REGARDS CROISÉS
« Regards croisés autour du film Les Rêves Dansants, sur les pas de Pina Bausch », par Loulia Estèves, Perrine Boutin, Ginette Dislaire; La classe de 5ème 1 du collège Lucie Aubrac de Livry Gargan

C’EST AINSI QUE LES SALLES VIVENT
« Le Dietrich est-il soluble dans l’agglo ? », par Fernand Estèves
À CONSULTER SUR LE BLOG
L'article de Jean Rabinovici dans le numéro 75 de la revue, consacré au cinéma Le Dietrich
« Cinéma de Millau, les lumières de la ville se sont éteintes »

Découverte de MonkeyJam par les stagiaires du BPJEPS Animation Culturelle


Lors d'un module d'une semaine en juin, les stagiaires au BPJEPS Animation Culturelle Cinéma à l'UFFEJ se sont initiés à plusieurs ateliers sur le découpage du mouvement et l'animation image par image, afin d'animer ces ateliers le vendredi 17 juin après-midi auprès d'une classe de CP-CE1 de l'école Marie Curie de Gonesse, et du tout public le dimanche 19 juin au Cinéma Jacques-Prévert de Gonesse.

En plus de manier différents projecteurs, le grattage sur pellicule, le praxinoscope et la visite de cabine de projection, les stagiaires ont découvert un logiciel gratuit permettant de créer des films d'animation : MonkeyJam.

Voici un petit aperçu de ce qu'ils ont pu faire seuls, puis avec les enfants afin de leur faire comprendre le principe du découpage du mouvement.

























Les vidéos réalisées avec les enfants de la classe de CP-CE1 de l'école Marie Curie de Gonesse :







Les vidéos réalisées avec les enfants lors de l'atelier organisé au Cinéma Jacques-Prévert de Gonesse :




34 ème Festival de cinéma de Douarnenez 2011 - du 19 au 27 août 2011



Une programmation inédite de 80 films de plusieurs réalisateurs d'Afrique(s) du Sud comprenant des regards de cinéastes d'à travers le monde


Photo du film Zulu Love du réalisateur sud africain Ramadan Suleman.

2011 est la première immersion du festival de Douarnenez dans l'Afrique Sub-saharienne, en Afrique du Sud.
Le pluriel d’Afrique(s) du Sud s’est imposé au fur et à mesure des entretiens avec les réalisateurs, producteurs, scénaristes et personnalités civiles rencontrés à Durban, Cape Town, Johannesburg ainsi qu’en France, au Canada ou en Grande-Bretagne

La nouvelle équipe d'animation du festival a tenu à rappeler la démarche qu'elle tient à poursuivre et mettre en œuvre avec cette 34 ème édition.

Le festival de cinéma de Douarnenez comme lieu de fabrique de sens, comme outil, comme archipel de résistances, comme laboratoire de pensées remises sur le métier, le cœur à l’ouvrage de comprendre (…)
Ici on tente de construire des ponts pour que le cinéma et les peuples qu’il décrit puissent rendre visible des oeuvres pour les mettre en partage.
Une expérience du Monde en marche , esthétique, critique, politique, sociale, culturelle, solidaire.(…)
Toujours lier Art et Culture avec la pensée, les pensées.
La question de la création des oeuvres, leur fabrication, leurs finalités, leur diffusion, ne peut faire l’économie d’une vigilance, d’une mobilisation. Comment écrire des oeuvres dans l’industrie récréative ?
Quelle création des oeuvres s’il n’existe pas de propagation, de circulation, de diffusion, de mise à disposition, de transmission ?
Toutes les formes de monstration, de diffusion sont essentielles, pour que les oeuvres soient partagées, appropriées, fassent l’objet d’expériences, soient vécues, échangées, disponibles, visibles, accessibles (cf à ce sujet aussi le développement du centre de ressources du festival).
Sans craindre le débat.
Distinguer et ne pas opposer culturel à artistique : les conjuguer.
Croiser le local et l’international. Croiser le particulier et le collectif. Croiser l’éphémère et le durable. Croiser l’abouti et la tentative.
Et prôner la diversité, la pluralité, la différence, les variations, les digressions, les points de vue, toutes les nuances pour mettre en scène le monde, et nourrir les visions que nous avons de notre époque et de la condition humaine.

Cette année Afrique(s) du Sud sera complétée par un hommage à Frantz Fanon et Patrice Lumumba et un écho au Printemps des peuples : Algérie, Tunisie, Syrie, Egypte...
Et comme d'habitude vous retrouverez le Grand Cru Bretagne avec ses derniers courts, films d'animation et documentaires, la Grande Tribu, le Monde des Sourds et une sélection de films vers le Jeune public.


_______________________________________________
Renseignements et programme détaillé : 34ème Festival de cinéma de Douarnenez
Adresse : BP206 - 13 rue Michel Le Nobletz 29712 Douarnenez
Tél : 02 98 92 09 21 - Mail : fdz@wanadoo.fr

Site web : www.festival-douarnenez.com

12.7.11

L'UFFEJ recrute son responsable de formation



L'Union Française du Film pour l’Enfance et la Jeunesse
Association laïque d’Education Populaire et Culturelle sous statut loi 1901
recrute son responsable de formation


Mission principale :
mettre en oeuvre et encadrer les formations préparant aux diplômes de l’animation professionnelle (BPJEPS Animation Culturelle),
élaborer et participer à des actions de formation professionnelle continue relevant du champ de l’action culturelle cinématographique en direction de publics salariés, et/ou de demandeurs d'emploi.
Ce poste est classé au profil de responsabilité du groupe 5 de la convention collective de l’animation (indice 300).


MISSIONS
• Elaborer et suivre le dispositif de pilotage de l’action, de la gestion de l’alternance et le suivi des stagiaires.
• Assurer l’ensemble des activités liées à la conduite, à la coordination pédagogique et la gestion d’une formation longue.
• Prendre en charge le pilotage de projets de formations longues (BPJEPS) incluant l’ingénierie de formation, la rédaction des dossiers d’habilitation et d'appel d'offre, le recrutement du groupe de stagiaires et la conduite en face à face pédagogique du dispositif de formation.
• Gérer les relations avec les partenaires, les employeurs (gestion de l’alternance), les services Jeunesse et Sports et autres administrations concernés par les différents diplômes.
• Préparation et organisation des tests de sélection et des certifications inhérentes au BPJEPS de l’UFFEJ.
• Prendre en charge le suivi financier et la mise en oeuvre matérielle et administrative de ses actions en lien avec le comptable et sous l’autorité du délégué général.
• Animer et travailler avec le comité pédagogique des formations, l’équipe de formateurs intervenants, préparer leur accueil, leurs interventions.
• Participer aux instances et commissions institutionnelles, et à la dynamique de recherche pédagogique sur l’ensemble de ces actions
• Participer aux réunions d’équipe.

COMPÉTENCES REQUISES
• Connaître les références et les valeurs éducatives portées par une association d’éducation populaire.
• Avoir une connaissance du milieu de l’action culturelle cinématographique et de l’éducation aux images notamment.
• Avoir une connaissance du fonctionnement des collectivités et des institutions
• Avoir une connaissance du milieu de l’animation et de la formation d’adultes.
• Être capable de mettre en oeuvre et de conduire des formations longues.
• Être capable de travailler seul et en équipe.
• Savoir s’organiser, gérer son emploi du temps et celui des équipes de formateurs.
• Être capable de rédiger (bilan, projet ...).
• Avoir des compétences d’encadrement d’activités (culturelles et d’expression).
• Avoir une très bonne pratique de l'informatique et des nouvelles technologies

PROFIL DU CANDIDAT
• Être titulaire d’un diplôme de niveau II (licence) dans le domaine de l’animation, de l’éducation ou de la formation.
• Avoir une expérience dans la formation d’adultes.
• Être titulaire du permis de conduire.
• Avoir des expériences susceptibles d’aider dans les missions de développement et dans la mission de représentation.

CADRE DE L’EMPLOI
Le poste est basé à Gonesse (Val d’(Oise).
Des déplacements tant au niveau régional que national sont à prévoir.

PROCÉDURE DE RECRUTEMENT
Le poste est à pourvoir à compter de septembre 2011.
Candidature (lettre de motivation manuscrite et C.V. détaillé) à adresser au C.A. de l'UFFEJ :
1 place Marc Sangnier 95500 Gonesse

Liberté pour Mahnaz Mohammadi

Mahnaz Mohammadi, cinéaste iranienne et militante engagée des droits des femmes, a été arrêtée à Téhéran ce dimanche 26 juin suite à une perquisition de son domicile par les forces de l’ordre.

Aucune information concernant les chefs d’accusation ou le lieu de sa détention n’est disponible pour le moment.

Mahnaz Mohammadi est la réalisatrice du film «Femmes sans ombre», pour lequel elle a été primée dans de nombreux pays. Elle a également contribué au documentaire de Rakhshan Bani-Etemad, «Nous sommes la moitié de la population», à propos des élections présidentielles de juin 2009. En juin 2010, Mahnaz Mohammadi est venue à Paris présenter un de ses films (« Travelogue ») dans le cadre d’une journée consacrée au cinéma iranien à la Cinémathèque française.

En raison de son activisme politique et de ses prises de position, Mahnaz Mohammadi est dans le collimateur des autorités iraniennes depuis plusieurs années. Elle s’était déjà vu confisquer ses outils de travail (ordinateur, caméras, etc.) et plus récemment son passeport. Elle n’a ainsi pas pu se rendre à la présentation voici un mois à Cannes du film de Reza Serkanian « Noces éphémères » dont elle est pourtant l’actrice principale.

Le 12 mai dernier à Cannes, à l’occasion de la remise du carrosse d’Or à Jafar Panahi, un débat était organisé par la SRF autour de la liberté d'expression. Mahnaz Mohammadi avait adressé un message, lu alors par Costa-Gavras :

« Je suis une femme, je suis cinéaste, deux raisons suffisantes pour être coupable dans ce pays. Actuellement, je réalise un nouveau documentaire sur les femmes de mon pays. Le combat des femmes pour leur identité est un élément incontournable de leur vie de tous les jours… et la liberté est le mot qui manque le plus à leur quotidien. J'aurais vraiment aimé être parmi vous, chers amis. Hélas, n’ayant pas l’autorisation de sortir de mon territoire, je suis privée de partager cette joie avec vous. Mais j'attends toujours et j'ai de l'espoir ».

Nous demandons la libération de Mahnaz Mohammadi, et dénonçons les attaques faites à la liberté de création et d’expression des cinéastes iraniens.

7.7.11

Les Francas du Val d’Oise « le Mecano des Arts ».



"Le Mecano des Arts", proposé par les Francas du Val d'Oise, est une action de formation visant à faire découvrir l’offre culturelle valdoisienne et à permettre aux Educateurs de s’en emparer pour favoriser l’accès au plus grand nombre d’enfants et de jeunes.
(cliquez sur l'image pour la voir en plus grand)



Pour toute information complémentaire et inscription (ATTENTION nombre de places limité) merci de bien vouloir contacter Les Francas du Val d'Oise par courrier électronique dans un premier temps à l'adresse : francas-95(a)wanadoo.fr.

16.6.11

A propos de ... "Tomboy" (suite) # par Fernand Estèves



Un point de vue en sous-plomb ?

Les réalisateurs français sont souvent accusés de filmer en surplomb, surtout lorsqu'il s'agit d'enfants ou d'adolescents. L'adulte metteur en scène - filmeur arrange une réalité du haut de son statut. Tomboy n'est effectivement pas dans cette posture et tente de proposer une approche "à hauteur d'enfants". Pour ma part, je trouve que c'est raté et que cela ressemble à un point de vue en sous-plomb. Nul besoin de contre-plongée pour construire un tel glissement. Ce n'est pas technique, c'est simplement émotionnel. La réalisatrice va chercher des sensations qu'elle manipule au gré de sa propre quête. Je ne dis pas ici qu'elle manipule Laure-Michaël. Je dis qu'elle va chercher avec détermination ce qu'il lui faut donner à voir. Et cela me gêne parce que les ficelles sont invisibles et fluorescentes à la fois.

Fernand Estèves
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Fernand Estèves est délégué général de l'UFFEJ.
Vous souhaitez donner votre avis sur ce film ? N'hésitez pas à nous envoyer un email à communication(a)uffej.net ou à commenter cet article.

A propos de ... "Tomboy" (suite) # par Perrine Boutin


Un film "à hauteur d'enfants"

C'est ce non-dit (voir l'article de Fernand Estèves) qui m'a fait du bien. C'est un film "à hauteur d'enfants". La scène où les filles mangent des pâtes et les parents parlent de façon quasi inaudible de "trucs chiants" comme diraient les enfants, est remarquable sur ce point : on est dans l'univers des enfants. Les adultes sont des figurants incapables de comprendre les enfants, jouant au mieux leur rôle. Les enfants, sans parole ("infans"), qui ne peuvent dire ce qu'ils ont à dire, qui ne savent peut-être pas ce qu'ils veulent dire : "action ou vérité ?" est le jeu auquel ils jouent au début. Et l'adolescence qui arrive en courant chez cette jeune fille, lorsque, lors de la dernière scène, celle de la réconciliation, qui pourrait paraître regrettable ("happy end") mais qui ne l'est pas à mon sens puisqu'elle ouvre vers la parole justement.

Perrine Boutin
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Perrine Boutin est universitaire et membre du comité de rédaction de 0 de Conduite.
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A propos de ... "Tomboy" # par Fernand Estèves



L'ultra-sensibilité comme manière du non-dit

"Tomboy" est sans conteste un film singulier où l'ultra-sensibilité pourrait désarçonner toute approche rationnelle. La réalisatrice présente une fille qui voudrait être un garçon comme les autres. D'ailleurs, l'univers de ces gamins ici dépeints est parfaitement mis en scène : jeux de ballon, baignade, simples discussions... Je me laisse prendre par ce naturel pour de faux. C'est plaisant, mais il y a quelque chose qui cloche. D'abord, les parents ne sont pas crédibles tellement ils sont spectateurs du film qui se focalise sur la fille. La mère fait semblant d'être enceinte ou d'être en colère et cela se voit vraiment beaucoup ; et le père fait semblant de rien, même quand il prend sa fille dans ses bras, et cela crève l'écran. Ensuite, il y a cet habitat tellement vide de sens que le déménagement tout neuf ne peut pas tout expliquer.


Restent les enfants ! Qui cherchent parfois la caméra pour lui faire un clin d'oeil ou une grimace. Et surtout, je vois cette gamine qui n'est pas à l'aise avec son corps et ses mots. J'avoue que je ne me suis pas posé la question de l'homosexualité pendant la projection. Ni même du mensonge. Juste la question du non-dit : Laure ne dit pas. Et là encore, je cherche ce qu'elle ne dit pas. C'est étrange, il me reste le goût d'un film qui ne dit pas ce qu'il aurait voulu dire. Je ressens encore comme une impasse.

Fernand Estèves
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Fernand Estèves est
délégué général à l'UFFEJ
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A propos de ... "Tomboy" # par Perrine Boutin



La première chose à dire, qui compte beaucoup dans l'appréciation d'un film : j'ai découvert Tomboy dans de bonnes conditions, à l'occasion d'une projection-débat organisé par Cinémas 93, au Magic Cinéma. J'ai attendu cette soirée pour le voir, j'en attendais beaucoup. Je n'ai pas été déçue, parce qu'il a quand même réussi à me surprendre, malgré les louanges qui m’avaient été données t’entendre.

Tomboy raconte l’histoire de Laure, une petite fille qui arrive dans un nouveau quartier, en pleines grandes vacances. Elle fait d’abord la connaissance de Lisa, qui, la prenant pour un garçon, le présente comme tel aux autres enfants du quartier.

Le jeu de la jeune fille, Laure devenue Michael, presque sur-joué, comme le sont les « garçons manqués », la finesse des dialogues, les plans très beaux, où nous sommes littéralement plongés dans « notre » préadolescence, sans caricature, la lumière du film, tout est là, avec simplicité. Nous vivons de l’intérieur le drame de cette jeune fille.

Ce qui prouve la force de ce film est la différence d’interprétations entre un spectateur qui voit les prémices de la construction de l’homosexualité chez Laure et Lisa, l’autre qui pense que tout repose sur le fait de ne pas vouloir mentir à Lisa qui la prend pour un garçon et que cette volonté de ne pas faire perdre la face (ou la fierté d’être pris pour un garçon), l’embarque dans un chemin inextricable.

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Perrine Boutin est universitaire et membre du comité de rédaction de 0 de Conduite.
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8.6.11

Une rétrospective des films de Jean Pierre Thorn à Marseille


« Se révolter, filmer »
Une rétrospective des films de Jean Pierre Thorn
Du 15 au 25 juin 2011 à Marseille
CRDP - Polygone Etoilé - Le Merlan - Frais Vallon - La Busserine

The B-Side œuvre depuis 10 ans à la transmission de la culture Hip hop. Basée à Marseille, l’association a développé une connaissance du terrain qui lui permet de mettre en évidence la vivacité de cette culture contemporaine, riche de sens, porteuse de lien social de rêve et d'imaginaire.

Du 15 au 25 juin 2011, The B-Side présente une rétrospective des films du réalisateur Jean-Pierre Thorn.

Au cœur des luttes ouvrières de 68 et jusque dans les années 80, Jean Pierre Thorn raconte de l'intérieur, à travers le documentaire et la fiction, la réalité du monde ouvrier. De films en films, suivant la réalité sociale et politique du pays, c'est dans l'univers des grandes banlieues, qu'il retrouve les révoltes d'hier et dans la culture HipHop et ses militants qu'il rencontre la créativité combative d'une nouvelle génération.

Se révolter en 68, se rebeller en 2011, à l'occasion de la sortie de son dernier film « 93 la belle rebelle », revoir l'ensemble du travail de cet infatigable militant sera l'occasion de faire apparaître un parcours cinématographique étonnamment cohérent.

Au programme : Sept soirées de projections (dont une en plein air) suivies de débats avec le réalisateur et des intervenants, une séance spéciale dans un collège et rencontre avec des artistes.

Le Festival d'Annecy bat son plein


Il vous reste jusqu'au 11 juin pour découvrir la nouvelle édition du Festival international du film d'animation d'Annecy !

Résolument tournée vers l’avenir, cette édition nous promet, une fois encore, d’être extravagante, déroutante, pleine de surprises et donc haute en couleurs !
Annecy, c’est un succès jamais démenti d’année en année... En effet, le nombre de films soumis augmente : ainsi, en 2011, quelque 1 986 films toutes catégories ont été inscrits et visionnés par les comités de sélection.


Rendez-vous sur le site du festival pour connaître la programmation détaillée des 500 films projetés, des expositions, des conférences, des débats, des rencontres... et faites comme nous, rejoignez-les sur leur page Facebook !


Des cours d'analyse filmique en ligne !



Le cours en ligne d'initiation au vocabulaire de l'analyse filmique mis en place par Centre Images, l'Agence Régionale du Centre pour le Cinéma et l'Audiovisuel, et dont nous vous avions déjà parlé sur ce blog, est désormais achevé.

En accès libre et gratuit, le cours propose près de 50 vidéos, 40 exercices interactifs et plus de 130 extraits de films pour apprendre à analyser les images.

Découvrez ce site sans attendre, et n'hésitez pas à nous donner votre avis sur cet outil dans les commentaires, ou si vous le souhaitez, dans un article que nous publierons sur le blog (à envoyer à contact(a)uffej.net).


7.6.11

Du 6 au 11 juin- 19ème Festival Le Court en dit long



« Le Court en dit long » est, depuis 1987, le nom du catalogue annuel des courts métrages belges francophones édité par le Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Communauté française de Belgique. Depuis 1993, il est aussi le nom du Festival annuel organisé par le Centre Wallonie-Bruxelles à Paris.

Films de fin d’études à l’INSAS, l’IAD ou La Cambre, fictions, animations et films expérimentaux : le court métrage reste innovant en Wallonie-Bruxelles. Cette année, sur la centaine de courts métrages soumis à la sélection, nous en avons retenu trente-quatre en compétition, présentés en six programmes.

En outre, le festival propose aussi deux programmes Hors compétition : un programme constitué de films d’école et d’ateliers et le second, en partenariat avec le Festival international du film francophone de Namur (FIFF), un florilège de clips-vidéos réalisés entre 2008 et 2010 par des cinéastes belges pour des chanteurs ou groupes belges.

Les membres du jury 2011 sont: Fabienne Godet (auteur et réalisatrice), Véronique Heuchenne (scripte), Marie Kremer (actrice), Karim Leklou (acteur) et Donald James (critique). Ils remettront quatre Prix : le Grand Prix, le prix du Scénario et les Prix d’interprétation.

Forum avec les équipes, dès le mardi 7 juin, de 19h45 à 20h15 : rencontres avec les réalisateurs et leurs équipes, dans le foyer.

Ciné+ attribuera un Prix Cinécourts ; Be-TV, RTBF-La Deux et Critikat.com remettront leurs Prix « Coup de cœur ». Les votes du public désigneront le Prix du Public.

Téléchargez le programme et retrouvez toutes les informations pratiques sur le site du festival.

Lancement de la campagne 100% Educ'Pop


Les associations d’éducation populaire lancent leur campagne de communication 100 % EDUC’ POP’ et leur site internet : www.educ-pop.org, à l'initiative du Cnajep (Comité pour les relations nationales et internationales des associations de jeunesse et d’éducation populaire), ses 73 membres (dont la Ligue de l’Enseignement, Les Scouts et Guides de France, ATD Quart-Monde, Le Secours populaire, la JOC, la Fage, l’UNEF, l’UCPA, les fédérations des MJC...) et les Crajep au niveau régional.

La campagne 100 % EDUC' POP' vise à faire mieux connaître la diversité, la vivacité, l’inventivité et la modernité de leurs actions, en montrant leurs apports fondamentaux à la société : lien social, citoyenneté, diversité sociologique, mixité intergénérationnelle, ancrages territoriaux.


Grâce à une géo-localisation des associations d'éduc' pop' et à un agenda de leurs événements, le site www.educ-pop.org permettra à toute personne de trouver les activités répondant à ses aspirations et proches de son lieu de vie.
Il sera également un centre de ressources sur l’histoire, les valeurs et les fondements de l’éducation populaire et un espace de téléchargement pour toutes les associations désireuses d’utiliser et d’imprimer les outils de communication de la campagne (plaquettes, autocollants, affiches, etc.).

Enfin, pour repérer les structures d'éducation populaire près de chez soi, un écusson avec le logo 100 % EDUC' POP' sera apposé à l'entrée des milliers de lieux proposant des activités relevant de ce secteur.

26.5.11

Lit qui veut !

Côté court se dévoile

Le 15 juin, le festival Côté court ouvrira sa 20e édition au Ciné 104 à Pantin ainsi que dans les salles associées en Seine-Saint-Denis.

Une édition anniversaire pendant laquelle de nombreux artistes, réalisateurs, vidéastes, photographes, artistes plasticiens, musiciens, comédiens viendront partager
leur expérience, proposer des performances, mélanger les genres et vous rencontrer... !

Voici en avant-première le film annonce de cette 20è édition réalisé par Jayne Amara Ross...
et pour la programmation, rendez-vous sur le site du festival !



Film Annonce du 20ème Festival de Côté Court par festivalcotecourt

Appel à candidatures



Dans le cadre de son 12ème festival de cinéma, l’association du grain à démoudre organise un concours d’écriture de scénario ouvert aux jeunes de 15 à 25 ans sur le thème de l'ombre et la lumière.

Un comité de lecture, composé des jeunes organisateurs du festival, sélectionnera 5 scénarii parmi les candidatures. Les 5 jeunes auteurs seront des invités privilégiés du festival de cinéma du grain à démoudre, qui aura lieu du 20 au 27 novembre prochain à L’Espace Culturel de la Pointe de Caux de Gonfreville l’Orcher.

L’un d’eux se verra remettre le prix du meilleur scénario et tous seront lus en public par des comédiens professionnels. Les cinq jeunes invités composeront également le jury « jeunes scénaristes», qui remet le prix du meilleur scénario de long métrage à l’un des films en compétition.

25.5.11

100 % EDUC'POP



500 000 associations et 6 millions de bénévoles
lancent la campagne 100 % EDUC' POP' et son site internet le 6 juin !


Le 6 juin 2011, plus de 500 000 associations et les 6 millions de bénévoles qui composent le secteur de l’éducation populaire en France, lancent la campagne 100 % EDUC' POP' et son site internet www.educ-pop.org.
La campagne 100 % EDUC' POP' est initiée par le Cnajep (Comité pour les relations nationales et internationales des associations de jeunesse et d’éducation populaire), ses 73 membres (dont la Ligue de l’Enseignement, Les Scouts et Guides de France, ATD Quart-Monde, Le Secours populaire, la JOC, la Fage, l’UNEF, l’UCPA, les fédérations des MJC...) et les Crajep au niveau régional.


Accompagnement scolaire, centres de loisirs et de vacances, découverte et protection de l'environnement et du patrimoine, activités de danse, théâtre ou encore musique, conseils d’enfants et de jeunes, échanges interculturels et intergénérationnels, actions de lutte contre les exclusions, activités sportives... des dizaines de milliers d’associations d'éduc' pop' innervent la société française dans des domaines très variés et sur tout le territoire.

La campagne 100 % EDUC' POP' vise donc à faire mieux connaître la diversité, la vivacité, l’inventivité et la modernité de leurs actions, en montrant leurs apports fondamentaux à la société : lien social, citoyenneté, diversité sociologique, mixité intergénérationnelle, ancrages territoriaux.


Afin de lancer la campagne 100 % EDUC' POP', un film d’animation présentant les différentes facettes de l’éducation populaire sera largement diffusé dans les associations et sur les réseaux sociaux à partir du 6 juin prochain.
Grâce à une géo-localisation des associations d'éduc' pop' et à un agenda de leurs événements, le site www.educ-pop.org permettra à toute personne de trouver les activités répondant à ses aspirations et proches de son lieu de vie. Il sera également un centre de ressources sur l’histoire, les valeurs et les fondements de l’éducation populaire et un espace de téléchargement pour toutes les associations désireuses d’utiliser et d’imprimer les outils de communication de la campagne (plaquettes, autocollants, affiches, etc.).
Enfin, pour repérer les structures d'éducation populaire près de chez soi, un écusson avec le logo 100 % EDUC' POP' sera apposé à l'entrée des milliers de lieux proposant des activités relevant de ce secteur.

Festival International du Film d'Amiens


Le concours de films amateurs du Festival International du Film d'Amiens est de retour ! (11 au 20 novembre 2011).

Alors, à vos caméras, le public n'attend plus que vous !

Fiche d'inscription à télécharger sur le site du Festival : www.filmfestamiens.org - rubrique FÊTONS COURT !

23.5.11

Découvrez le numéro 76 de notre revue 0 de Conduite

Au sommaire de ce numéro 76 :

EDITO
par Jean-Jacques Mitterrand
À CONSULTER SUR LE BLOG

C’EST AINSI QUE LES SALLES VIVENT
« Voyage à Marseille », par Laurence Dabosville, d’après un voyage effectué par elle-même au nom du Collectif Cinéma 22 et de l’UFFEJ Bretagne, accompagnée d’Isabelle Allo, Directrice du cinéma Quai des Images à Loudéac.

DOSSIER « LA SALLE DE CINÉMA EN MUTATION »
Extraits de la journée de visionnement, de réflexion et de recherche organisée par l’UFFEJ le 14 octobre 2010.
À CONSULTER SUR LE BLOG
Les autres extraits du colloque "La salle de cinéma en mutation" du 14 octobre 2010.

FILMS
« Emanuele Luzzati - Trilogie Rossinienne », par Odette Mitterrand
« Le bateau en carton », par Fernand Estèves
« The Myth of the American Sleepover », par Marceau Aidan


LIVRES
« Maintenant dites-moi quelque chose », par Jean-Jacques Mitterrand
« Hello Monsieur Hulot », par Anne-Sophie Zuber

FESTIVALS
« Au festival de Montpellier - Femmes-courage de Méditerranée », par Françoise Cordier-Colombini
« Jura et Pays de Dole - Un 10e festival du film pour la jeunesse et pour les familles », par Jean Rabinovici
À CONSULTER SUR LE BLOG

0 de Conduite et le cinéma iranien (1990-2011), par Jean Rabinovici

À CONSULTER SUR LE BLOG
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Pour commander ce numéro de 0 de conduite, n'hésitez pas à nous contacter à contact(a)uffej.net

Programme du cinéma Jacques-Prévert - du 11 mai au 14 juin 2011



30 ANS DE JUMELAGE...
Cela fait trop longtemps que je ne suis pas allé en Italie...
Au début, j’y suis allé par les icônes : Sophia Loren, Marcello Mastroiani, Silvana Mangano, Vitorio Gassman. Je me suis perdu dans les décors de Cineccità... Et puis dans les années 80, je me réveille avec « La Messe est finie » de Moretti ! J’aimais bien ce jeune prêtre qui quitte la petite île où il officiait depuis dix ans. Il arrive dans sa paroisse de Rome, sa ville natale, où il retrouve ses parents et ses vieux amis. Que des gens névrosés... Sa famille est désunie et personne ne veut de son aide. La dolce vita ? Je me disais que si Moretti il y avait, multitude de surprises corrosives se préparaient partout dans la botte ! Un jour, à la fin des années 90, j’y suis vraiment allé, en Italie. Au début, j’ai cherché les cabriolets conduits par les stars du passé. Et j’ai vite remarqué que même les Vespa n’étaient plus des années 60. Alors j’ai voulu dépasser les clichés, être un peu plus touriste responsable, j’ai cherché à recycler. J’ai soudain vu arriver « La vie est belle » de Benigni qui se débattait dans l’administration fasciste des années peu glorieuses pour l’Europe...
Malgré leurs illustres prédécesseurs, la nouvelle génération de cinéastes peine à proposer leurs points de vue(s) hors de leur pays. Les libres cinéastes italiens ont même beaucoup de mal à exister chez eux, et les décors de Cinecitta partent à vau-l’eau. Cette année, à Cannes, il me semble que Moretti est encore en compétition. Tout comme un certain Sorrentino déjà primé sur la Croisette à plusieurs reprises. Il se pourrait que d’autres cinémas italiens existent. Cachés par qui ? Pourquoi ?
Pour votre plaisir, nous vous proposons autant « Benvenuti al Sud » de Luca Miniero que « La Nostra Vita » de Daniele Luchetti. D’un côté, le remake transalpin de nos Ch’tis Booniens. De l’autre, l’histoire d’un homme face à des choix compliqués. Notre regret, ce serait que vous en restiez à un seul choix...
Car « La vérité n’est pas dans un seul rêve, mais dans beaucoup de rêves. » [ Pier Paolo Pasolini ]
Fernand Estèves, Délégué Général
Union Française du Film pour l’Enfance et la Jeunesse


20.4.11

De retour des toiles filantes 2011 - Pessac


Pessac, Gironde, et une 7e édition du Festival de cinéma jeune public : LES TOILES FILANTES.
Un thème : en avant la musique !

Du 13 au 17 avril, il fait très beau et pourtant beaucoup de spectateurs au rendez-vous...
L'affiche est superbe. Plus de 20 films programmés, une compétition d'inédits, des animations... et un accueil. Un accueil !!!

Ici, un tel festival, c'est un point d'orgue pour valoriser un travail à l'année.
Un festival pour rappeler, encore et toujours, la nécessité d'une action culturelle vers le jeune public.

En séance d'ouverture, il fallait bien commencer par « La Flûte enchantée » d'Emanuele Luzzati et Giulio Glanini. Puis revoir « Une vie de chat » pour rencontrer le compositeur de la musique du film : Serge Besset. Ou encore se laisser tenter par « Expérience africaine » afin d'échanger avec son réalisateur : Laurent Chevallier. Ce dernier ayant choisi de nous convier aux échanges entre des collégiens de Marciac, épanouis dans un établissement musical unique en France, avec de fameux musiciens guinéens dont la virtuosité n'a d'égale que leur simplicité.

Voici les « Symphonie Magique », « Goshu le violoncelliste », « Pierre et le loup », « Chantons sous la pluie », « Swing », « L'enfant au violon », « Une nuit à l'opéra »...

Et un film en compétition qui reste gravé : « Le fusil de Lala » de Ning Jingwu.


Tourné avec ses propres deniers, le réalisateur nous conte la vie d'un garçon appartenant à l'ethnie chinoise Miao, au coeur des montagnes du Guizhou. Ce qui aurait pu donner une mièvrerie folklorique sans aucun intérêt est en fait un petit joyau de sensibilité. Le spectateur se fait happer par le parcours initiatique de ce garçon de 15 ans qui veut devenir un homme alors que son père est parti depuis très longtemps et que sa mère l'a laissé avec sa grand-mère dans ce village où les coutumes priment sur toute forme de modernité.
Selon le rite, Lala devrait recevoir son fusil par son père. Alors comment faire ? Lala part donc à la recherche de celui-ci... pour devenir un homme, lui aussi. Oui, c'est un truc vieux comme le monde. Mais le réalisateur ne prétend pas à autre chose que de nous raconter un bout d'humanité. On se demande même comment Ning Jingwu a réussi à poser sa caméra avec tant de délicatesse parmi des vrais gens (on dirait amateurs) aussi affairés à vivre leur propre vie, loin des turpitudes urbaines.
En discutant avec Marie-Claire Kwo, directrice du Centre de Documentation sur le Cinéma Chinois, qui défend de longue date ce film inédit en France et qui a même signé son adaptation française, on comprend le défi relevé par un réalisateur accompli choisissant de rendre hommage aux Miao de Biasha. 7 millions de personnes qui sont en train de se faire broyés par le développement de la grande nation qui compte aujourd'hui 1,3 milliards.



LE PALMARES

PRIX DU JURY OFFICIEL
Film : LES COULEURS DE LA MONTAGNE
De Carlos César Arbeláez - Colombie - 2010 - 1h33 – VOSTF – à partir de 10 ans

PRIX DU JURY ACPA
Film : MAUDITE PLUIE
De Satish Manwar - Inde – 2009 – 1h40 - VOSTF – à partir de 12 ans

PRIX DU JURY CME (CONSEIL MUNICIPAL DES ENFANTS) PESSAC
Film : MAIMAI MIRACLE
De Sunao Katabuchi - Film d’animation - Japon - 2009 - 1h33 – VOSTF – à partir de 6 ans

PRIX DU JURY DES JEUNES DE PESSAC
Film : LES COULEURS DE LA MONTAGNE
De Carlos César Arbeláez - Colombie - 2010 - 1h33 – VOSTF – à partir de 10 ans

PRIX DU JURY DE LA CHATAIGNERAIE
Film : LE FUSIL DE LALA
De Ning Jingwu - Chine – 2008 – 1h43 – VOSTF – à partir de 9 ans
Mention spéciale : LES COULEURS DE LA MONTAGNE

PRIX DU JURY DES JEUNES DE MERIGNAC
Film : LES COULEURS DE LA MONTAGNE
De Carlos César Arbeláez - Colombie - 2010 - 1h33 – VOSTF – à partir de 10 ans

PRIX DU PUBLIC
Film: KINSHASA SYMPHONY
De Claus Wischmann et Martin Baer - Film documentaire - Allemagne – 2010 – 1h35 – VOSTF – à partir de 9 ans

14.4.11

Photos du tournage du court métrage "Chassé-Croisé"



Le tournage du court métrage d'Olivier Mitterrand, "Chassé-Croisé", réalisé dans le cadre du projet de l'UFFEJ "Expression citoyenne" s'est terminé le 10 avril.

Ce deuxième week-end de tournage s'est déroulé entre la place René Coty à Gonesse et la forêt de Montmorency.

Découvrez les photos du tournage :


Si vous souhaitez découvrir les différentes étapes du projet :
article présentant le film écrit suite aux ateliers

Nous vous donnons maintenant rendez-vous à la rentrée, pour la sortie du film qui sera projeté en avant-première au Cinéma Jacques-Prévert de Gonesse.

13.4.11

A propos de ... "La ballade de l'impossible" # par Bernard Ninot



Adaptant un roman à succès japonais de Huraki Murakami, Tran Anh Hung démontre une nouvelle fois une virtuosité et une mise en scène efficace.
Watanabe est le témoin de l’amour de son ami Kizube et de Naoko. Ces trois s’entendent bien, et quand Kizuki se suicide, Watanabe ne comprend pas… Quelques mois plus tard, dans ce Japon agité de la fin des années 60, il retrouve Naoko… Ils se revoient plusieurs fois, s’épuisant l’un l’autre dans des marches forcenées. Un soir d’anniversaire ils couchent ensemble… puis Naoko disparait, laissant Watanabe perplexe. Il rencontre alors Midori, une jeune fille qui ne demande qu’à l’aimer. Naoko donne de ses nouvelles, elle s’est recluse dans un Hôpital perdue dans les montagnes dont elle ne veut pas sortir…Watanabe veut connaître son secret terrible.

Tran Anh Hung aborde cette dramaturgie avec simplicité et rythme. Cela est important car nous pourrions être très facilement mis dans une ambiance romantique empreinte de non-dits, d’incompréhension existentielle, digne de Lamartine ou de Keats ! Non, le film, et sans doute le roman, appellent un chat un chat ! Nous sommes dans l’ère du romantisme réaliste. Le film nous emporte dans cette lutte à trois voix : comment aimer, Puis-je aimer… Aimer étant à prendre dans tous les sens du terme.
Certains ont parfois critiqué Tran de proposer des films trop éthérés, de sensible à sensiblerie, il n’y avait qu’un pas ! La ballade de l’impossible est une œuvre qui les mettra d’accord. La mise en scène virtuose propose des plans sophistiqués mais la caméra sait s’arrêter quand il le faut. Elle n’est jamais trop proche dans l’intimité et respecte les personnages ainsi que les spectateurs. Cet opus rythmé, j’insiste sur ce terme, aux personnages attachants prend une trajectoire adulte et tendre.

La ballade de l’impossible
De Tran Anh Hung
Japon/2h13
avec Rinko Kikuchi, Kenichi Matsuyama, Kiko Mizuhara et Kengo Kôra








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A propos de ... "Winter's Bone" # par Bernard Ninot



Déjà remarqué et récompensé par des prix (awards, festival de Sundance et nomination aux Oscars), Winter’s Bone est un des films majeurs de ce début d’année que je vous invite à découvrir.

Nous sommes dans le Sud du Missouri près de l’Arkansas (prononcé Arkansa) chez les rejetés de l’Amérique. Les blancs, ou rednecks proches de la misère… et pas seulement financières, vivant avec un horizon limité.
Les filles font des enfants mais elles ne comptent pas, seuls les mâles ont de l’importance, les garçons vivent de combines et trafics en tous genres…
Un des leurs a failli… il a disparu, s’il ne se présente pas au tribunal, sa caution devra être remboursée, la justice saisira ses biens et la famille, constituée d’une jeune fille, d’une mère perdue dans ses rêves et deux jeunes enfants, sera expulsée… Ree Dolly, sa fille, part à la recherche de son père pour éviter le pire… sa quête essentielle de survie enfreint la loi du silence…

Le Cinéma américain est toujours capable de nous surprendre, loin des comédies sentimentales ou drames paranoïaques de complots internationaux ou nationaux, ce film déploie une mise en scène tendue qui suit la « jeune fille courage » qui n’a pas d’autres issues que de trouver son père même au péril de sa vie.
Le film est baigné d’une double empreinte, celle la musique de la région, du country mélancolique, et celle des habitants, des taiseux qui savent que parler signifie déjà une compromission avec le pouvoir quel qu’il soit, police ou celui de l’ombre… Alors ils préfèrent survivre dans la loi du silence… Seules les femmes peuvent faire bouger les choses, elles le font lentement avec obstination.

La metteur en scène a choisi son casting avec soin, beaucoup de troisième ou quatrième rôles ont été choisis dans la population locale. Jennifer Lawrence est Ree Dolly, la jeune fille courage, et elle le fait bien !

Un mot encore, même bardé de prix et de recommandations d’une presse avisée (télérama, France Culture) ce film est passé presque inaperçu du public ! Demander à vos amis des cinémas de le programmer !



Winter’s bone
De Debra Granik
USA /1h40
avec Jennifer Lawrence, John Hawkes



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6.4.11

Ateliers au Festival de Jeunesse de Dole


En juillet dernier, lors de leur 10e édition, le Festival de Jeunesse de Dole proposait quatre ateliers "Pour faire du cinéma comme des grands!" afin de réaliser ses films comme les grands, et le découvrir en le pratiquant.

Ces ateliers encadrés par des professionnels, ont permis aux enfants à partir de 8 ans de s'initier au maquillage-effets spéciaux, à l'illustration sonore d'un film mais aussi à toutes les tâches qui permettent de réaliser leur propre création, de l'écriture au montage final.

Le 24 juillet, le Cinéma Le Studio diffusait les créations réalisées au cours des trois semaines de festival. Nous vous les présentons ainsi que le making of de l'un des courts métrages, que nous avons découvert sur la chaîne Youtube de la MJC de Dole.











Nous vous tiendrons informé de la programmation, actuellement en cours, de la 11e édition du Festival.

4.4.11

Expression citoyenne : le tournage a commencé



Le premier week-end de tournage du court métrage "Chassé Croisé", dans le cadre du projet de l'UFFEJ "Expression citoyenne" mis en œuvre par le cinéaste Olivier Mitterrand, vient de s'achever.


Dans ce film, les jeunes ont pour habitude de se retrouver à bord d’un minibus stationné dans la quartier de la Fauconnière de Gonesse. Le véhicule, parfois à l’arrêt, parfois en mouvement devient la scène principale où ces jeunes s’amusent, viennent oublier et décharger leurs angoisses. Se trouvent mêlés l’insouciance de leur jeunesse, facette vivante et visible d’eux-mêmes et leur regard sur un monde adulte, un lendemain qu’ils idéalisent individuellement, anxieux de ce qui les attend. Ils se jouent perpétuellement de l’instant présent. L’action collective et l’écoute de l’autre s’effacent alors par leur choix de se raconter.

Les improvisations, de plus en plus dirigées par le metteur en scène, participeront à la part fictionnelle du film et nous amèneront à douter de la parole des jeunes comme de celle de la caméra. Tout le film s’inscrit en hui clos, dans le minibus, un espace fermé, restreint obligeant à une certaine contorsion du corps. Provoquant un désir de fuite, contraignant la caméra à un rapport de force entre les moments posés et les accélérations mouvementées.
Au final sera composé, après post-production, un film court métrage d’une trentaine de minutes. Intégrant des fragments visuels et sonores des différentes étapes de ce projet ainsi que les séquences improvisées.






L’équipe de tournage est composée de techniciens professionnels du cinéma habitué au tournage en décor réel :
Chef opérateur : Sara Cornu
Ingénieur du son : Pierre Bompy
Machiniste : en cours de recrutement
Comédien (et aide technique): Olivier Wittner
Assistant chargé du plateau : Jérémy Badji
Organisation générale : Elsa Matocq (Adjointe à la direction artistique du cinéma Jacques-Prévert en charge des actions jeune public - UFFEJ)
Réalisateur : Olivier Mitterrand

Des jeunes de l’atelier de réalisation sont présents pour aider dans certaines tâches et assister l’équipe technique sur les tâches les moins difficiles.

La deuxième partie du tournage se déroulera le week-end prochain.

Une journaliste de l'Humanité suit l'équipe durant le tournage, et a assisté aux ateliers préparatoires. Une double-page sera consacrée au projet et aux jeunes. Nous vous tiendrons bien évidemment informé de la parution de ce numéro.

31.3.11

LE PETIT DRAGON reçoit le Prix "Des cinés, la vie !" 2010/2011


Vendredi 25 mars à la Cinémathèque Française, le réalisateur Bruno Collet a reçu le Prix "Des cinés, la vie !" 2010/2011 pour son court métrage d'animation "Le Petit Dragon".

Mise en place en 2006, "Des cinés, la vie !" est une opération nationale destinée à sensibiliser à l’image les jeunes pris en charge par la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ).
Pendant plusieurs mois, les jeunes, accompagnés par leurs éducateurs et des professionnels du cinéma ont vu une sélection de 14 films courts et en ont débattu. Chaque jeune a ensuite voté pour le film qu’il a préféré.

Les objectifs de l’opération
• Permettre l’échange, la discussion argumentée, le débat entre les jeunes spectateurs et avec leurs encadrants, autour du thème abordé ou de la forme choisie par le réalisateur.
• Responsabiliser et valoriser les jeunes à travers le vote individuel, qui est le reflet des goûts des jeunes, mais qui doit également les conduire à " penser " le film, à en comprendre les principaux aspects, à dépasser le simple spectacle pour appréhender le sens de l’œuvre.
• Sensibiliser à l’approche critique d’un art auquel les jeunes pris en charge sont souvent déjà familiers.
• Élargir, le cas échéant, leurs connaissances sur le cinéma, ses techniques, ses courants… La contribution de professionnels du cinéma et de la culture pourra alors utilement être recherchée.

De nombreux services éducatifs ont déjà mis en œuvre des modules d’initiation au cinéma ou à la vidéo. L’opération “ Des cinés, la vie ! ” se situe dans le prolongement de ces initiatives. Au-delà des objectifs cités ci-dessus, l’opération peut aussi encourager les services éducatifs à échanger sur le rapport que les adolescents entretiennent avec le cinéma, et l’image de manière plus générale. Elle soutient les réflexions menées ici ou là sur les modalités d’accompagnement des publics accueillis vers ce média omniprésent, souvent banalisé, parfois puissant.

"Des cinés, la vie !" est organisé par Kyrnéa International avec la Direction de la protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ, Ministère de la justice et des libertés), le Secrétariat général du Ministère de la culture et de la communication (suivi du programme Culture/Justice), le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC, Ministère de la culture et de la communication) et l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (l’Acsé).



Un hommage animé à Bruce Lee

Réalisé par Bruno Collet en 2009, "Le Petit Dragon" est un hommage à l'acteur Bruce Lee. Coproduit par les sociétés Vivement Lundi ! (Rennes) et Nadasy Film (Genève), tourné à Rennes, ce film en marionnettes animées connait depuis deux ans une large exploitation internationale.



30.3.11

Entretien avec Jafar Panahi - Arte


Le 28 mai 2010, à sa sortie de prison, Jafar Panahi se confiait à l'équipe d'ARTE Journal. Un entretien exceptionnel dans lequel il revient sur son inlassable combat contre l'oppression.

Cet entretien a été diffusé le 16 février 2011, dans le cadre d'une soirée hommage au cinéaste.

28.3.11

Programme du cinéma Jacques-Prévert - du 6 avril au 10 mai 2011




CONTRETEMPS ?


Dans le solfège rythmique, on appelle contretemps - ou contre-temps - une note attaquée sur un temps faible, et suivie d’un temps fort... occupé par un silence. Tout comme la syncope, le contretemps est perçu par l’auditeur comme un déplacement de l’accent attendu. Il peut être considéré comme un élément rythmique en conflit avec la mesure.
En cinéma, on dit parfois pour une comédie qu’elle manque de rythme. Ou qu’un génie n’a pas été reconnu car il était à contretemps. Blake Edwards, disparu récemment, était peut-être l’un de ceux-là. De ceux qui ont accepté une bonne fois pour toute l’idée que le pire est toujours à venir... alors il ne reste plus qu’à en rire. Telle est la leçon, magistrale, d’une œuvre nourrie des infortunes de l’existence, et dont la lucidité est le meilleur remède contre le défaitisme.
Pour une programmation, il nous faut vous surprendre par le rythme : il se cache toujours un temps fort, l’accent déplacé facilite la découverte, bref l’habitude est désarçonnée par la syncope...
De Oliveira, le cinéaste centenaire et portugais, nous montrera que, lui non plus, il n’a rien oublié du rythme. Même sous une pluie espagnole, tous les soleils de Bagdad ne parviendront pas à cacher que chacun-e réclame sa part du gâteau. En effet, les femmes gagnent toujours moins que les hommes... Pourtant, nous ne sommes plus en 73. La ligne droite est longue et nous mène jusqu’à l’aube, tout au cœur de Shanghai. Et n’oublions pas le tigre, le caméléon, Popeye, la flûte, le grelot et tout ce vent de folie à la ferme ! Que du cinéma jeune public à voir par toutes et tous.

Fernand Estèves
Délégué Général
Union Française du Film pour l’Enfance et la Jeunesse


24.3.11

Expression citoyenne : le projet avance



Nous vous avions parlé il y a quelques mois du projet de l'UFFEJ "Expression citoyenne", mené par Olivier Mitterrand, cinéaste, sur le thème de l'autorité.

Depuis la fin octobre 2010, un groupe de 19 jeunes s'est constitué. Ils ont entre 16 et 25 ans, et sont issus des ZUS de Gonesse, Villiers-le-Bel et Arnouville.
Une partie du groupe est impliquée dans un atelier de réalisation.
Avec le soutien du cinéaste, ils composent individuellement des séquences sensitives autour de la mise en espace de leur corps dans des situations qui les contraint à une forme de représentation d’eux-mêmes.
L’autre partie est préparée, à l’aide de jeux d’acteur et d’improvisations, à se libérer des regards et composer un espace de confrontation réaliste.

Ces deux ateliers, encadrés par Olivier Mitterrand accompagné de partenaires locaux, ont pour but de créer des conditions de rencontres afin de réaliser un court métrage, suite à une écriture et un montage intégrant des fragments visuels et sonores des différentes étapes de ce projet.
Ce documentaire fiction, nommé "Chassé-croisé", tisse son sujet dans le regard d'une jeunesse face à la question de "l'autorité".

LE FILM :

Des jeunes ont pour habitude de se retrouver dans un minibus stationné dans la cité de la Fauconnière à Gonesse. Dans ce véhicule, parfois à l’arrêt, parfois en mouvement, ils s’amusent, viennent oublier ou décharger leurs angoisses. Se trouvent mêlés l’insouciance de leur jeunesse - facette vivante et visible d’eux-mêmes ­- et leur regard sur un monde adulte, sur un lendemain qu’ils idéalisent, individuellement anxieux pourtant de ce qui les attend. Ils s’investissent dans l’instant présent, s’engageant physiquement dans le jeu et dans l’image que chacun construit naturellement. Avec exagération ou fausse exagération, certaines paroles vont devenir des enjeux d’action.

Leurs va-et-vient incessants entre le bus et d’autres occupations qui demeurent étrangères au spectateur, ainsi qu’un extérieur du bus perpétuellement flou à l’image procurent au hors champ son mystère. De cet extérieur, seuls figureront des moments de solitude et de questionnement, représentés par le montage d’extraits des séquences filmées lors de l’atelier de réalisation.

Qu’est-ce qui fait ici autorité ? Le réel que l’on se construit ou le réel que l’on fuit ? C’est dans le documentaire que l’on peut douter de la véracité d’un discours et dans la fiction qu’une action qui ne peut que mentir ne ment finalement pas. Les jeunes seront tels qu’ils sont dans leurs échanges et improvisations, mais l’action recherchée par le metteur en scène participera à la part fictionnelle du film.

Tout le film s’inscrit dans le minibus, cet espace fermé, restreint, qui oblige à une certaine contorsion du corps, qui provoque un désir de fuite, qui contraint la caméra à un rapport de force entre les moments posés et les accélérations mouvementées.


Loin des stéréotypes sur la banlieue, les jeunes en présence dans le film, âgés de 16 à 25 ans, certains lycéens d’autres déscolarisés, certains salariés d’autres chômeurs, révèlent une diversité culturelle, des sensibilités attachantes, une individualisation des styles. Loin d’être repliés complètement sur eux-mêmes, ils veulent participer au développement de notre société, loin d’un attachement unique à une identité territoriale, identité qu’on leur renvoie régulièrement et qui les enferme.

A l’issue d’une série de répétitions, le tournage du film prendra effet sur deux week-ends, en avril 2011. Il sera encadré par une équipe de techniciens professionnelle.